Les défis que les MOOCs devront relever dans les années à venir

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Bien qu’en retard par rapport aux États-Unis, les universités françaises se sont récemment mises au rythme des MOOCs via la plateforme FUN. Alors que le nombre d’inscrits atteint aujourd’hui les 280 000 apprenants, le taux d’abandon reste important (65 %). Il est donc essentiel de réfléchir aux moyens de faire baisser ce taux. Le développement et la survie des MOOCs dépendent en partie de cela.

MOOC

1/ Créer des cours adaptés au format web

Si les apprenants ont du mal à aller jusqu’au bout des MOOC, c’est essentiellement parce que les cours sont souvent calqués sur les cours magistraux dispensés par les universités. Si, en présentiel, certains étudiants sont encore prêts à écouter un cours fleuve au format conférence, en ligne, la motivation à suivre un cours de ce type se réduit grandement. Rester concentré devant la vidéo d’un professeur qui parle sans s’arrêter n’est de toute façon agréable pour personne (d’humain en tout cas).

Il est donc conseillé de proposer des supports courts (pas plus de 3 minutes) pour conserver une attention maximum. Mais cela nécessite de repenser entièrement le format des cours, afin qu’ils soient adaptés à l’apprentissage en ligne. On peut imaginer créer par exemple des vidéos courtes qui reprennent l’essentiel d’une notion ou encore des vidéos interactives qui permettent à l’apprenant d’aborder le cours selon ses envies. Mais ces types de supports interactifs représentent un coût auquel les universités ne sont pas toujours prêtes à faire face.

2/ Créer une interaction entre les apprenants et avec le professeur

En ligne, développer le contact avec les autres apprenants est une vraie difficulté, car chacun est isolé derrière son ordinateur. De la même manière, interagir avec le professeur est compliqué. En effet, si le cours est suivi par des centaines de personnes, il ne sera pas en mesure de répondre à chacun. Les MOOCs proposent aujourd’hui des forums pour que les apprenants puissent dialoguer, mais ce format ne permet pas de recréer des échanges instantanés. Il faut peut-être imaginer créer des classes virtuelles, où un petit nombre d’apprenants pourraient échanger en temps réel sur le cours.

3/ Créer un modèle économique viable

Pour une université ou une grande école, proposer un MOOC est extrêmement coûteux. De plus, généralement, seule la certification est payante. Le MOOC est donc un investissement financier important et ne rapporte pas forcément beaucoup d’argent. Les établissements d’enseignement supérieur doivent alors réfléchir à leur stratégie lorsqu’ils créent un MOOC. A terme, ils seront certainement obligés de se spécialiser en se concentrant sur quelques disciplines, pour acquérir une certaine autorité et ne pas se disperser. Cela leur permettra de valoriser leurs programmes présentiels, qui, eux, sont payants.

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