LA super-formation (partie 1/3)

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Au téléphone, les clients nous ont dit : « On aime bien ce que vous faites pour nous, les formations, l’e-learning, tout ça. Mais en fait, nous, ce dont on a besoin maintenant, c’est une cellule Sydo sur place pour pouvoir être autonomes sur certains projets. On est en pleine réorganisation, le « service formation » évolue et on va avoir plein de concepteurs de formations et de formateurs occasionnels à préparer pour pouvoir déployer tout un tas de nouvelles choses dans le groupe. Il faut nous former à faire ce que vous faites ! Vous aurez deux jours. ».

Diable ! Concevoir une formation de deux jours pour devenir nous ? Ça nous semblait coton, mais on aime les défis : on a programmé un brainstorming en invitant tous nos collaborateurs.
 

Vous comprendrez ce que fait cette illustration ici dans la seconde partie de l’article
 

Le cahier des charges

 
Le jour J, lorsque nous nous comptâmes, il apparut que nous étions… quatre. Cool. 50% des présents précisèrent qu’ils n’auraient qu’une heure à nous consacrer. Recool. Qu’à cela ne tienne. Nous présentâmes le cahier des charges à l’assemblée : une dizaine d’apprenants par session avec comme objectifs d’aborder :

– la recherche et l’analyse des besoins en formation,
– l’étude des profils apprenants,
– la définition des objectifs pédagogiques,
l’architecture des formations en présentiel,
– les différents supports à utiliser, les outils, les activités, les jeux en formation, l’animation, la co-animation et l’évaluation.

Le tout de manière ludique et agréable : il fallait que les apprenants passent un bon moment et se souviennent de la formation en question. Fastoche, quoi.

Dix-sept minutes venaient de passer. Nous nous répartîmes en 4 groupes de 1, et réfléchîmes quelques instants. Puis nous refîmes du café, nous mîmes nos idées en commun, nous croisâmes le fer et… et la magie opéra.

Nous quittâmes la réunion un sourire aux lèvres, imaginant déjà à quoi tout cela allait ressembler. Nous tenions notre idée.
 

Une super-idée

 
On s’était dit que ce serait intéressant de faire auditer une formation un peu ratée aux apprenants. Toute une formation. Pour qu’ils trouvent ce qui avait mal tourné.

Ensuite, on les accompagnerait dans la conception d’une formation rectifiée, l’inverse de celle qu’ils auraient auditée en quelque sorte.

Mais on ne pouvait pas prendre une journée sur les deux dont nous disposions pour mal former les participants. Alors on s’est dit qu’on allait mettre à leur disposition des fragments de la formation en question afin qu’ils les étudient et en déduisent ce qu’il faut éviter de faire. On allait tout simplement éclater une formation boiteuse. Youpi !

Des morceaux d’une formation bancale, ok. Mais une formation sur quoi ? Il nous fallait bien un contenu, un contenu qu’on transmettrait mal, comme en témoigneraient tous nos fragments. L’ingénierie pédagogique ? Trop compliqué ! On aime le risque et les mises en abyme, mais on n’allait quand même pas former des gens à former des gens en leur montrant comment mal former des gens à former des gens. C’était super alambiqué, ça ne marcherait jamais.

On ne pouvait pas non plus utiliser un contenu fourni par nos clients : les apprenants auraient des profils variés, ils n’auraient pas tous les mêmes domaines d’activités, on ne trouverait pas de sujet commun. Et puis si c’était pour leur montrer comment rater une formation sur le sujet… ce n’était peut-être pas très pertinent.

Non, il nous fallait autre chose… Quelque chose que nous maitriserions suffisamment pour pouvoir imaginer un dispositif de formation associé, et qui éveillerait la curiosité des apprenants pendant deux jours. C’est sur ce point-là qu’on avait eu une illumination collective : le contenu de notre formation ratée, nous allions tout simplement l’inventer nous-mêmes.
 
 
Rendez-vous dans quelques jours pour découvrir la seconde partie. Elle est mieux. Si, si, je vous assure, encore mieux, c’est possible ! Je sais, vous vous dites que les suites c’est jamais aussi bien que l’original. Mais regardez, le Parrain 2, il est mortel non ? Alors, vous voyez. Mais si je vous dis que si bon sang, arrêtez d’insister, vous me faites perdre mon temps. Allez, faites-moi confiance, à tantôt.
 
 
 


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Aurélien Dorvaux

  • Master « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » – Certifié de lettres modernes

Après huit années passées à réfléchir aux meilleurs moyens d’enseigner le français à des collégiens et des lycéens, j’ai eu envie d’utiliser mes savoir-faire et de prolonger mes réflexions sur la pédagogie dans un autre contexte. J’aime m’interroger sur les mécanismes qui conduisent à la compréhension et sur l’apprentissage. Et comme tous les sujets m’intéressent, je trouve chaque jour chez Sydo de quoi satisfaire ma curiosité !

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