La formation « ATAWAD »

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Le monde de la formation est plein d’acronymes moches. Vous connaissez sans doute les MOOC, SPOC et autres COOC, mais connaissez-vous l’ATAWAD

ATAWAD, qu’est-ce que c’est ?

ATAWAD est l’acronyme de « Any Time, Any Where, Any Device », ce qui signifie en français « N’importe Quand, N’importe Où, N’importe Quel Support » ou « NIQNIONIQS ».

Ce terme est à l’origine utilisé par les directions des systèmes informatiques (DSI) : il désigne le fait que les collaborateurs puissent accéder à l’ensemble des contenus de l’entreprise (mails, intranet, documents de travail, etc.) à n’importe quel moment, depuis n’importe où et sur n’importe quel support (ordinateur personnel ou pro, smartphone, tablettes, etc.).

Ce concept est très important pour les DSI et les DRH : il pose des questions de sécurité (si les contenus sont facilement accessibles depuis l’extérieur, comment s’assurer qu’un non-collaborateur n’a pas accès aux contenus ?) et d’organisation du travail (les collaborateurs peuvent être tentés de travailler le weekend, gérer leurs mails la nuit, etc.).

Quel lien avec la formation ?

Quand un nouveau terme qui fait un peu technique apparaît, il y a toujours quelqu’un qui se dit : « Hum, je peux me faire de l’argent avec ça. » Et c’est aussi le cas avec notre ATAWAD : vous pourrez trouver ici et là des entreprises spécialisées en formation qui vont vouloir vous vendre des formations ATAWAD.

Or, la formation accessible n’importe quand, n’importe où et sur n’importe quel support, c’est déjà ce que proposent des LMS comme Syfadis ou MySkillCamp, auxquels on peut se connecter depuis n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone via un navigateur web (internet explorer, firefox, chrome, etc.).

Pas convaincu ? Prenez les outils de mobile learning : ils proposent justement de pouvoir se former n’importe quand, sur son smartphone ou sur une tablette, en quelques minutes et en profitant des moments de « creux » dans la journée (par exemple dans les transports en commun).

Finalement vous voyez que derrière ce sigle barbare ne se cachent que des outils que vous connaissez sans doute déjà 🙂 .
 


 ,

Raphaël LAUER

  • Diplôme d’ingénieur en Sciences Cognitives – Ecole Nationale Supérieure de Cognitique de Bordeaux (ENSC)

A l’école, j’ai toujours eu l’impression qu’on cherchait à faire des « têtes bien pleines » plutôt que des « têtes bien faites ». Ouais… Pas très utile. On pourrait essayer de faire mieux, non ? C’est ça qui m’intéresse dans la pédagogie : chercher de nouvelles méthodes et de nouveaux outils pour se construire intellectuellement et arrêter de faire apprendre un tas de trucs qui, au final, ne servent qu’à passer un diplôme ou valider une formation.

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