10 effets positifs de l’apprentissage d’une nouvelle langue sur notre cerveau !

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Apprendre une langue étrangère n’est jamais facile et demande généralement pas mal d’efforts… Mais même sans atteindre un niveau exceptionnel dans la langue étudiée, cet apprentissage modifie nos structures neuronales et se révèle extrêmement bénéfique pour notre cerveau. Pour vous convaincre de tenter l’aventure, voici quelques-uns des avantages que vous et votre matière grise pouvez en retirer !

Apprentissage d’une langue étrangère : que se passe-t-il dans notre cerveau ?

Lorsque nous apprenons un nouveau langage, nous faisons appel simultanément à nos capacités d’écoute, de concentration, de compréhension ou encore de mémorisation. L’exercice sollicite donc plusieurs zones distinctes de notre cerveau, les plus connues étant l’aire de Broca (1) et l’aire de Wernicke (2).

(1) Située dans l’hémisphère gauche du cerveau, l’aire de Broca a été découverte en 1861 par le neurochirurgien français Paul Broca dont l’un des patients, victime d’un accident cérébral, était devenu incapable de faire une phrase complète à l’oral : il ne parvenait à prononcer que la syllabe « tan », bien qu’il comprenne ce qui lui était dit. En examinant le cerveau de ce patient après son décès, le neurochirurgien a observé une lésion marquée au niveau du cortex frontal inférieur gauche, ce qui l’a conduit à identifier cette région du cerveau comme étant une zone participant à la production du langage. Elle permet également de s’exprimer en langue étrangère et de dissocier des langues différentes.

(2) Reliée à l’aire de Broca par les fibres nerveuses du faisceau arqué, l’aire de Wernicke a quant à elle été découverte quelques années plus tard par le neurologue allemand Carl Wernicke. Située elle-aussi dans l’hémisphère gauche, plus précisément dans la partie postérieure du lobe temporal, cette zone est impliquée dans la compréhension du langage et du sens des mots : en cas de lésion à ce niveau, une personne conserve la capacité de parler, mais les discours qu’elle produit deviennent incohérents, voire n’ont aucun sens.

Les deux aires sont donc complémentaires. Lorsqu’on apprend une langue, il faut essayer de solliciter les deux simultanément, de façon à ne pas se retrouver avec un déséquilibre : ainsi, il arrive parfois qu’on comprenne une langue étrangère sans pour autant être capable de la parler !

Pour remédier à cette difficulté et solliciter davantage l’aire de Broca, il est alors conseillé de s’entrainer à dialoguer l’oral dans la langue que l’on apprend, idéalement avec un natif ou bien avec d’autres apprenants, ou bien de formuler régulièrement ses pensées à voix haute en langue apprise pour travailler la production de phrases en langue étudiée.

Le schéma qui suit permet de mieux comprendre le rôle des diverses régions du cerveau qui sont mobilisées lorsque nous apprenons une langue :

Apprendre une langue étrangère modifie notre cerveau

L’apprentissage d’une langue étrangère impacte durablement nos structures mentales, avec des effets parfois très bénéfiques ! Voici 10 changements positifs constatés chez les personnes qui apprennent une nouvelle langue (cliquez sur les images pour plus d’informations 😉 )

1 – Notre cerveau se développe


2 – Notre capacité à reconnaitre différents sons s’améliore


3 – Nous contrôlons plus facilement les interférences entre les langues


4 – Notre intuition se développe


5 – Nous (ré)apprenons à faire des erreurs… sans que ça soit grave (au contraire !)


6 – Nous sommes plus créatifs


7 – Notre compétence interculturelle s’améliore


8 – Notre « tolérance à l’ambiguïté » augmente


9 – Nous prenons des décisions plus rationnelles


10 – Apprendre une langue étrangère retarde le vieillissement du cerveau

 

Alors c’est vrai, vous ne serez peut-être jamais parfaitement bilingue en arabe ou en mandarin. Mais sachez que vos efforts pour apprendre une autre langue ne seront pas vains, et que le simple fait de pratiquer une nouvelle langue peut améliorer votre santé et votre fonctionnement cognitif de bien des façons !

 

Sources :

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_10/d_10_cr/d_10_cr_lan/d_10_cr_lan.html

– https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-l-apprentissage-d-une-langue-etrangere-c-est-bon-pour-les-neurones_28115

https://www.innovation-pedagogique.fr/article1440.html

https://www.fastcompany.com/40420933/3-ways-learning-a-new-language-helps-your-brain-even-if-you-never-get-fluent

http://blog.verdie-linguistique.com/index.php/2016/09/30/quand-notre-cerveau-apprend-une-langue-etrangere/

https://www.planetesante.ch/Magazine/Bebes-enfants-et-adolescents/Troubles-de-l-apprentissage/Apprendre-une-langue-renforcer-son-cerveau

https://fr.babbel.com/fr/magazine/lage-nest-pas-barriere-apprendre-langue

http://www.huffingtonpost.fr/2014/06/21/apprendre-langue-etrangere-7-raisons_n_5502798.html

http://www.courrierinternational.com/article/psychologie-penser-dans-une-langue-etrangere-cest-reflechir-deux-fois


Emmanuelle Veron

  • Master 2 en Sciences du Langage, spécialité Didactique du Français Langue Etrangère – Université Grenoble-Alpes et CNED
  • Diplômée de Sciences Po – Master Affaires Internationales, mention « Management Public International »

Depuis toute petite, j’adore découvrir et apprendre de nouvelles choses. De l’actualité à la grammaire d’une langue étrangère en passant par les neurosciences, tout m’intéresse (ou presque) ! Je suis aussi fascinée par le langage sous toutes ses formes : les livres, les langues, les images ou la musique sont pour moi autant de moyens complémentaires de transmettre des connaissances et des émotions.
Comprendre, expliquer, donner envie d’apprendre grâce à des supports ludiques et innovants : autant de missions qui me passionnent et qui sont au cœur du travail chez Sydo.

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