Les chatbots : des robots d’apprentissage ?

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Vous l’avez peut-être remarqué, « chatbot » est devenu le buzzword de l’année 2017. Friands de toutes ces nouvelles technologies, nous nous sommes évidemment penchés sur ces drôles de robots afin de voir s’ils pouvaient présenter quelque intérêt pédagogique.

Les quoi ?!

Oui ok. Avant de causer pédagogie, expliquons en deux mots ce dont en parle… Appelés aussi robots de dialogue, les chatbots sont des programmes informatiques qui ont la capacité d’entretenir une discussion avec un humain par l’intermédiaire d’une interface de dialogue. Cette interface peut être un réseau social, comme Messenger, Twitter, ou Slack, ou bien une chatbox sur un site internet.
Un chatbot est généralement doté d’une intelligence artificielle qui lui permet de décoder une requête en langage naturel (c’est-à-dire des vraies phrases avec une syntaxe correcte) et de proposer une réponse cohérente.

Mais pourquoi ce buzz ?

Depuis que Facebook a annoncé la possibilité d’intégrer ces robots sur Messenger en 2016, les entreprises se sont emparées de cette technologie et des milliers de chatbots ont fleuri.
Cette technologie a en effet permis aux entreprises de renouveler leur manière de communiquer et de vendre, mais aussi et surtout de toucher une frange plus jeune de la population (les fameux « millennials » ou « digital natives »). Aujourd’hui, grâce à ces chatbots, on commande un taxi, on réserve un restaurant, on prend rendez-vous avec son conseiller financier, etc. et ce sans sortir de Facebook.

Et côté apprentissage alors ?

Chez Sydologie, on a tout de suite perçu le potentiel pédagogique de ce phénomène.
En effet, les chatbots ont de sérieux atouts pour capter l’attention à distance et faciliter l’apprentissage. Ils interviennent sur 4 niveaux :

L’interactivité : l’apprenant doit interagir avec le bot, lui poser des questions, répondre aux siennes, etc. Il est donc plus concentré car actif et mémorise mieux les informations qui lui sont transmises.

L’accessibilité : l’apprenant se trouve  dans un contexte qu’il associe davantage au loisir qu’à l’apprentissage. Il se forme sans sortir de son réseau social favori et est ainsi moins réticent à apprendre. Il est par ailleurs possible de s’appuyer sur le système de notifications du réseau social qui héberge le chatbot pour envoyer des rappels réguliers aux apprenants et les inciter à engager une conversation.

L’échange : un des problèmes majeurs de l’apprentissage à distance est la solitude. Il est beaucoup plus difficile pour un apprenant de se motiver à apprendre lorsqu’il est seul derrière son écran. Le chatbot donne l’impression de converser avec une vraie personne et est donc plus motivant.

Les émotions : on a souvent l’habitude de voir des chatbots très impersonnels et déshumanisés. Rien ne vous empêche d’imaginer une personnalité à votre bot et d’en faire un personnage au caractère bien trempé. Les échanges avec lui seront alors plus marrants. Les apprenants auront envie d’échanger avec lui pour découvrir ses réactions surprenantes. S’ils sont surpris et amusés, ils seront d’autant plus attentifs et disposés à mémoriser.

Evidemment, nous ne sommes pas en train de dire que les chatbots sont l’avenir de la formation, qu’ils vont remplacer les formateurs, etc. Ils proposent cependant une nouvelle modalité d’apprentissage à distance intéressante qui peut permettre de renouveler et diversifier l’offre actuelle.


Pauline Moulin

  • Master « Sciences de l’information » – ENSSIB – Lyon

Tout me destinait à devenir bibliothécaire : j’aime les livres, j’aime chercher, apprendre, trier, organiser… Finalement, après quelques rebondissements professionnels dans une salle de classe puis dans un théâtre, j’ai atterri chez Sydo ! Et chez Sydo, je lis, je questionne, je découvre, je synthétise et mieux encore je transmets aux autres ! Ma curiosité et moi-même, pourrions bien être enfin comblées …

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