E-learning : comment impliquer l’apprenant à distance ?

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Depuis plusieurs années, de plus en plus d’entreprises proposent des e-learning à leurs salariés. D’après l’enquête réalisée par now.be et l’awt, 84 % des entreprises de plus de 500 collaborateurs proposaient ou commençaient à proposer des parcours de formation en ligne en 2012. Cependant, les e-learning ne fonctionnent pas toujours. C’est notamment le cas des e-learning dans le domaine des langues dont le taux d’abandon s’élève à 80 %. Comment expliquer un tel échec ?

L’e-learning ou formation à distance n’est pas toujours efficace notamment parce qu’il peut être difficile de motiver les apprenants. En effet, seul face à son écran, il n’est pas toujours facile de trouver le courage et l’envie de suivre pendant de longues minutes voire parfois plusieurs heures une quantité impressionnante de texte. L’apprenant peut ainsi très vite se désengager et ne pas se sentir concerné. Pour qu’il s’investisse, il est important que l’e-learning soit personnalisé et adapté à son profil. 5 règles sont à respecter pour faciliter l’implication des apprenants et améliorer leur apprentissage.

Expliquer dès le début les objectifs précis et concrets de l’e-learning, c’est-à-dire ce que l’apprenant saura faire ou connaîtra à la fin du module. Il pourra ainsi se projeter et de comprendre à quoi va lui servir cette formation en ligne.

Segmenter l’e-learning en modules d’une durée maximale de 20 minutes. Cela permet de bien organiser le contenu et de présenter une structure claire au formé. Il peut ainsi décider lui-même du nombre de modules à réaliser en une seule fois, selon sa motivation. De plus, au-delà de 20 minutes, il devient devient de plus en plus difficile pour l’apprenant de rester concentré et attentif, même si l’e-learning est très bien réalisé. Il vaut donc mieux sélectionner l’information la plus pertinente et aller droit au but.

Adapter le niveau et le discours à la cible. Un test effectué au début de formation permet de vérifier les compétences de l’apprenant et de lui proposer des contenus qui correspondent davantage à son niveau (débutant, intermédiaire et confirmé) et à ses attentes. Par exemple, si un apprenant a un niveau confirmé, l’e-learning proposera des concepts plus difficiles. Attention cependant à ne pas limiter le dans sa navigation et à ne pas le mettre en situation «d’impasse ». Il doit pouvoir obtenir de l’information s’il n’a pas la réponse, même s’il est en niveau confirmé.

Proposer des contenus interactifs (vidéos, schémas…) pour rendre l’apprenant acteur de son apprentissage et lui donner l’impression que tout ne lui est pas imposé mais qu’il maîtrise une partie de la séance d’apprentissage, qu’il a une certaine liberté.

Offrir au formé la possibilité de personnaliser l’interface, c’est-à-dire de pouvoir choisir un avatar ou un personnage, de pouvoir entrer un nom mais également de pouvoir adapter la taille des caractères (agrandir ou diminuer la police).

En définitive, un bon e-learning, c’est un e-learning que les apprenants comprennent et peuvent s’approprier ; l’apprentissage est propre à chacun.

Source de l’image à la Une : Chaunu


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 14 commentaires


  • Corinne Goy

    Merci beaucoup pour cet article très pertinent dont je partage tout à fait les idées. Toutefois, je l’imagine plutôt dans un contexte d’apprentissage pour salariés d’une entreprise. Je m’explique.
     J’ai eu le bonheur de me former à distance en université (Licence et Master). En dépit d’un contenu pédagogique plus ou moins abouti selon les matières, il reste tout de même une partie cruciale pour qu’un apprenant puisse affiner/intégrer des notions, il s’agit de l »accompagnement tutoral (interaction avec un Formateur/tuteur). Souvent négligé, il reste justement responsable d’un taux d’abandon élevé… C’est toute la problématique.
    Je trouve particulièrement judicieux le séquençage des modules à 20 minutes, tout à fait applicable au contexte d’apprentissage universitaire que j’ai expérimenté !

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  • pelloquet

    ravie de vous avoir retrouvé, j’avais pris connaissance de vos travaux en 2015 et vous avais oublié (oups), en posant une question sur l’andragogie, on m’a conduit à nouveau vers vous, c’est bon signe je pense, je me suis donc inscrite sur votre newsletter

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