Les grandes typologies de profs dont on se souvient toute sa vie !

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L’école… Vénérable institution, peuplée de professeurs de toutes espèces. De la sympathique prof d’espagnol à l’enseignant sévère distribuant des heures de colle à tire-larigot : qu’on ait ou non apprécié leur méthode d’apprentissage, ils nous ont tous marqués. Retrouvons les pratiques des Monsieur & Madame Intel auxquels nous avons été confrontés et que nous devons (ou pas) reproduire en tant que formateur.

Le prof « friendly »

prof friendlyLe prof pote déborde d’une attendrissante naïveté et de bonnes attentions. Pour lui, pédagogie rime avec ami-ami. Il tutoie ses élèves et ne manque pas une occasion de les emmener en vadrouille. Evidemment, la sortie au parc n’est pas une balade camouflée : non, c’est l’occasion de découvrir la faune et la flore locale. Il défend fervemment tous les élèves au conseil de classe.

A prendre : La proximité. Ce type de prof fait tomber les barrières, et c’est ce que vous devez faire avec vos apprenants. Ils doivent se sentir à l’aise, enclins à poser des questions, désireux de prendre activement part à la formation.

A laisser : Trop de proximité. Attention au revers de médaille… Vous êtes le formateur, ils sont les formés. Vous devez être orientés tant vers les stagiaires que vers le contenu, il s’agit de trouver le juste milieu. Autrement, il y a un risque de laisser-aller et de perte des objectifs du stage.

Le prof strict

prof strictC’est le gourou le plus craint des élèves. Son cours n’est pas une partie de plaisir, et on le passe avec la boule au ventre. Enfin, encore faut-il en faire partie : son arme fatale contre les élèves, c’est l’exclusion. Les élèves sont renvoyés pour divers prétextes entravant selon lui la progression pédagogique du cours. Son intransigeante méthode d’enseignement : ordre et discipline. Gare aux remarques cinglantes et aux notes lamentables… Selon lui, vous faire sentir plus bas que terre ne peut que vous aider à vous élever pour l’avenir.

A prendre : La méthodologie. Elle est rigoureuse et sans faille. Vous pouvez vous en inspirer pour produire un contenu clair et précis et bien articuler les étapes de la formation.

A laisser : Le trop-plein de directivité. Ce prof-ci est focalisé sur le savoir qu’il doit inculquer, et s’attend à ce que ses élèves intègrent tout. En tant que formateur, vous devez faire preuve de souplesse, prendre de la hauteur par rapport à la formation, vous mettre à la place des apprenants. Vous ne devez pas chercher à transmettre vos connaissances coûte que coûte mais amener les formés à se les approprier. Autrement, vous risquez d’instaurer un climat d’autoritarisme peu propice à l’apprentissage.

Le prof loufoque

prof loufoqueCe prof est vraiment bizarre. Il raconte toutes sortes d’anecdotes, plus farfelues les unes que les autres. On se demande parfois même si c’est vrai parce qu’il semble avoir tout vu et tout fait. Pas un cours ne passe sans qu’il se laisse aller à l’extravagance, si bien qu’on a parfois du mal à suivre les cheminements de son esprit. En revanche, il nous livre un flux de connaissances diverses et notre culture générale s’en trouve enrichie.

A prendre : Le contenu vivant. Les anecdotes de ce professeur aident à maintenir l’attention. Vous pouvez également en placer quelques unes, mais toujours avec parcimonie.

A laisser : La dispersion. Le professeur loufoque est dans son propre monde et celui-ci ne coïncide pas forcément avec la réalité. En tant que formateur, vous devez garder les pieds sur terre, être clair, aller droit au but. Rentrer dans des détails futiles risquerait de nuire à la formation et au bon apprentissage des apprenants.

Le prof qui n’aime pas faire le prof

prof qui ne voulait pas être profCe prof-là est sans doute le pire des phénomènes. Il hurle à la fraude quand ses élèves pompent sur Wikipédia mais télécharge tous ses cours sur Internet. Il a trouvé la solution parfaite pour ne pas travailler : laisser les étudiants faire cours à sa place avec des exposés. Et ne connaît même pas leur prénom.

A prendre : L’autonomie. Avec ce prof, les élèves deviennent des êtres (presque) responsables. Un bon pédagogue laisse ses apprenants construire leurs savoirs eux-mêmes et leur donner du sens. Le formateur n’est plus seulement le détenteur d’un savoir préétabli : il facilite l’apprentissage en faisant office d’interface entre contenus de formation et mise en pratique.

A laisser : Le manque de suivi. Cette méthode ne doit pas être appliquée à chaque séquence. Il faut veiller à un équilibre entre théorie et pratique, et offrir un accompagnement global et individuel. Si vous donnez un travail à faire à vos apprenants, assurez-vous qu’ils aient bien compris l’exercice. Devinez ce qu’ils ne vous disent pas, sachez lire dans leurs yeux qui ne trompent pas.

Le prof aimé

prof aiméAttention, qui dit « aimé », ne dit pas forcément prof-pote dont nous avons déjà parlé. Le prof aimé peut se trouver quelque part entre le prof friendly et le prof strict. Rappelez-vous ces enseignants incroyablement empathiques, qui nous ont fait aduler leur matière, même les plus barbares.

A prendre : Tout. Vous êtes aimé, vous n’allez quand même pas faire le difficile.

A laisser : Le numéro des jolies apprenantes laissé sur un bout de papier. Il s’agit de rester pro, tant d’amour ne doit pas vous monter à la tête.

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 2 commentaires


  • Capitole

    C’est assez clair que chacun a dû rencontrer au moins un type de prof ci-dessus cité. Moi je garde l’expérience de mon rigolo de prof d’anglais au secondaire, un monsieur très sympa.

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  • Capitole

    C’est bizarre quand même, parce que je reconnais en ces différents portraits, des enseignants que j’ai eu durant mon cursus.

    Répondre

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