Gymglish : l’originalité d’une solution d’apprentissage linguistique

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Gymglish est une entreprise parisienne proposant des cours de langue en ligne : j’ai testé ! Spoiler : je trouve ça vraiment bien.
 
Pour être en mesure de rédiger cet article, j’ai testé le cours d’espagnol pendant plusieurs mois (et je compte bien m’y remettre, c’est une de mes résolutions de rentrée). De plus, fin 2021, j’ai échangé avec le CEO de Gymglish, Benjamin Levy, pour mieux comprendre la spécificité de ces cours en ligne.
 

De quoi parle-t-on ?

 
Gymglish (c’est le nom de l’entreprise) propose des cours d’anglais (qui s’appellent Gymglish, parce c’est le premier cours créé), mais aussi d’espagnol (Hotel Borbollon), d’allemand (Wunderbla), de français (frantastique ortho) ou encore, très bientôt, d’italien (Saga Baldoria).
 

Avec Gymglish, comment apprend-on ?

 
Les cours croisent habilement plusieurs logiques d’apprentissage :
 
Micro-learning : une fois inscrite sur Gymglish, je reçois plusieurs fois par semaine un mail qui m’informe qu’une leçon est disponible. Je peux choisir d’aller la suivre, si j’ai le temps, ou bien de la faire plus tard. L’apprentissage se fait donc par petites touches de 10 minutes environ.
 
Adaptive learning : non seulement un test initial permet d’évaluer mon niveau (bon, mon espagnol était un peu rouillé, on ne va pas se mentir), mais tout au long des leçons, les révisions proposées sont adaptées aux réponses que j’ai renseignées. On me propose des révisions en début de leçons, et ces révisions sont adaptées à mon niveau. Et malheureusement pour moi, l’algorithme de Gymglish a aisément repéré que je peinais à conjuguer le passé simple.
 
Space-based learning (ou apprentissage par projet) : les exercices variés proposés dans chaque leçon me mettent dans une logique active. Je dois parfois lire une BD et deviner la suite ou repérer des choses fausses dans des extraits sonores par exemple. Interactivité et variété : parfait pour une leçon efficace !
 

Pourquoi suis-je si enthousiaste ?

 
Je trouve cette solution particulièrement brillante pour plusieurs raisons :

Le storytelling : chaque leçon est pensée comme un épisode de série, dans le cadre d’une grande histoire. Du coup, on a envie de suivre, d’avancer dans le programme, pour savoir ce qui va se passer ! Pour le cours d’espagnol, on suit, leçon après leçon, les aventures d’une jeune femme qui hérite d’un hôtel un peu étrange… et on a envie de savoir la suite. L’engagement favorisé par le storytelling, c’est super. Surtout quand l’histoire est originale et un peu fantasque.
 

 
Les illustrations : elles ont une place importante. Chaque leçon est soignée, bien illustrée, on est loiiiiiiiiin des applis de langues sans âme.
 
L’humour : les leçons sont drôles, légères, captivantes. Ce fun n’est pas là pour décorer, il est là pour encourager l’assiduité de l’apprenant, et, une fois qu’il est assis devant son ordinateur, pour le mettre dans de bonnes conditions d’apprentissage, souriant et de bonne humeur. Le ton est légèrement politiquement incorrect, et cela rend chaque leçon originale !
 
La clarté : l’espace apprenant est simple et intuitif. On retrouve aisément les différentes leçons passées, les scores obtenus, les règles de grammaire et le vocabulaire que l’on a accumulés au fur à mesure des leçons. Personnellement, j’ai doublé mon apprentissage d’un “petit carnet”, car je trouvais cela pratique (et que j’apprends en écrivant) mais c’était une très bonne surprise de retrouver tout le contenu de mon petit carnet (c’est-à-dire pas TOUTES les règles de grammaire du monde, seulement celles que j’avais étudiées au cours des leçons) dans mon espace perso.
 
La qualité des contenus : la rédaction des contenus est très pro. Pas de faute, pas de coquille, des consignes claires et précises. On sent que derrière la création de l’architecture pédagogique et la mise en forme des contenus, on a une équipe solide et minutieuse qui prend soin de l’apprenant.
 
La profondeur culturelle : en plus de suivre les aventures d’un personnage, chaque leçon se conclut par une ouverture culturelle. J’ai ainsi découvert des extraits de films d’Almodovar, de chansons de Calle 13 et des styles de musiques colombiennes. Cet aspect “culture gé” enrichit vraiment chaque leçon, car associer langue et culture, c’est tout de suite plus intéressant.
 

 

Est-ce une solution magique ?

 
Bien sûr que non.

Le constat est là : le mieux pour apprendre une langue, et bien, c’est de pratiquer, de suivre des cours en présentiel, de multiplier les occasions de parler… Apprendre en ligne, c’est compliqué car il faut être assidu, motivé, et avoir à côté un complément pour pratiquer. On ne devient pas bilingue avec des cours en ligne.
 
Cependant, cette solution est très utile, dans une logique d’auto-apprentissage, pour compléter un autre biais d’apprentissage (une vie à l’étranger ou des cours par exemple). Aujourd’hui, les cours Gymglish sont plutôt utilisés par des adultes ou de grands ados, plus que par des débutants.
 
Vous voulez un inconvénient ? Ok, je vous en donne un. Le côté “mails sur ma boîte pro” pour me rappeler d’aller suivre les cours ne m’a pas dérangée (j’ai donné mon adresse pro, hein, j’aurais pu en donner une autre, mais c’est la seule que je consulte chaque jour). Mais j’ai fait tester autour de moi, et pour certains, cet aspect intrusif, encourageant à aller suivre les cours, a été considéré comme aliénant.
 
Mais bon, c’est toute la logique d’encouragement à l’assiduité et d’intégration à l’emploi du temps : j’ai été très encouragée à aller suivre la leçon ! Et cela a fonctionné.
 
Vous voulez tester ? Gymglish offre la possibilité de tester 7 jours gratuitement. Ensuite, les abonnements proposés vont de 6 mois à un an.
 
D’autre part, Gymglish, en partenariat avec le monde, a créé la solution Mémorable, proposant non pas l’apprentissage d’une langue, mais l’enrichissement de sa culture générale. À vous de jouer !
 
 
 


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Lena Le Goff

  • Chef de projet – Ingénieure en pédagogie
  • Diplômée de Sciences Po – Master de recherche en histoire.

Les petites satisfactions font les grands plaisirs : finir un livre, monter un meuble, retenir une date, écouter Yelle, et comprendre une notion complexe en font partie. Chez Sydo, le tout n’est pas de comprendre, c’est de savoir expliquer, et ça, pour moi, c’est un vrai défi que je me plais à relever tous les jours.

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