Les chroniques de Storyline #1 : Un e-learning gamifié

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Dans cette nouvelle série, découvrez les aventures de Ruben, notre intégrateur e-learning sur Storyline, et les stratégies qu’il déploie chaque jour pour répondre aux sollicitations toujours plus tordues exigeantes des chefs de projet !

Pour ce premier épisode, j’aimerais vous parler de l’une de mes premières expériences chez Sydo. A l’époque, je venais tout juste d’être embauché en tant qu’« expert » Storyline, mais pour tout vous dire, contrairement à mon titre, j’étais encore loin d’être un expert. Et puis j’avais finalement décroché mon premier « vrai » job en France… J’avais donc, comme qui dirait, « la pression ».

Le baptême du feu

Quelques jours après mon arrivée, on m’a expliqué qu’un beau projet e-learning avait été conçu et était prêt à partir en production. Le graphisme était en cours de réalisation et il ne manquait plus que moi pour démarrer l’intégration sur Storyline…

 

 

 

Je vais intituler ce chapitre : comment devenir « le maître du vent »

J’ai donc commencé à travailler sur ce projet au graphisme « pixel art » typique des jeux vidéo de la fin des années 70 et notamment sur l’écran du menu principal, qui représentait une carte de France contenant 5 modules.

Un jour, mon chef de projet et sa grande barbe se sont pointés avec une demande très spéciale et hautement stratégique au sujet de cet écran : des nuages avaient été ajoutés au décor par nos illustrateurs, et pour plus de réalisme, j’allais devoir les faire voler. Et fissa.

 

 

« La barbe là, c’est une pièce maîtresse chez Sydo, une clé de voûte, un gros poisson, un gars important quoi. Il ne fait jamais rien à moitié, quand tu lui demandes de relire un mail de 3 lignes il te réécrit tout et ça fait 2 pages, et puis il t’écrit aussi les 10 prochains comme ça tu seras tranquille.
Bref, le genre de gars que t’as pas envie de décevoir. »

La soluce

Passé le petit moment initial de panique interne (« comment faire comment faire comment faiiiiire comment faire » etc.), la tâche s’est révélée moins compliquée qu’il n’y paraissait : après avoir fait des exports des nuages qui provenaient du fichier source (Photoshop), je les ai dupliqués pour en avoir plusieurs à disposition. Je les ai ensuite placés à l’intérieur comme à l’extérieur du cadre et j’ai inséré, pour chaque nuage, une trajectoire droite.

La durée des animations de trajectoire dans Storyline est définie par défaut à 2 secondes. Cela donne des nuages qui bougent à grande vitesse (Flash serait moins rapide), or j’ai l’impression que lorsqu’on regarde les nuages dans la vraie vie, ils bougent très lentement (non, je ne connais pas la vitesse à laquelle les nuages se déplacent, et comme le dit notre pseudo-ami Hugo_frais (2009) sur ce forum :

« Intéressante question… j’ai cherché si une formule existe pour calculer la vitesse de déplacement des nuages en fonction de la vitesse des vents mais je n’ai rien trouvé. Ce serait étonnant que personne n’ai réfléchi à ça… »

Ce à quoi j’adhère complètement (excepté l’erreur de conjugaison du verbe avoir à la fin de sa phrase – je vous laisse chercher si elle ne vous saute pas aux yeux).

Mais ne nous écartons pas du sujet.

Que faire pour ralentir les nuages sur Storyline ?

C’est tout bête. La durée des trajectoires est paramétrable (heureusement), donc je l’ai tout simplement prolongée en fixant la durée la plus longue possible : 3 minutes.

Avec cette petite astuce, j’ai pu « saupoudrer » des nuages un peu partout dans l’écran, ce qui permet de voir des nuages apparaître et se déplacer à travers l’écran pendant très longtemps (sachant que normalement l’apprenant ne va rester que quelques secondes sur cet écran) et tout doucement.  Surtout, , cela crée une ambiance plus immersive bien adaptée pour un e-learning gamifié

L’heure du bilan…

Mes nouveaux pouvoirs de souffleur de nuages ont été validés par mon chef de projet (ouf !), et j’ai pu continuer ma mission sans encombre. Mais cette petite expérience m’a été utile, et m’a appris deux ou trois choses que je partage avec vous pour le cas où vous seriez vous aussi confrontés à une difficulté similaire :

  • Que vous travailliez sur Storyline ou sur tout autre logiciel, ne vous arrêtez jamais aux réglages par défaut ou aux paramètres de base. Rien (ou presque) n’est impossible pour ceux qui acceptent les challenges, et les règles sont faites pour être détournées !
  • Faites preuve d’inventivité – peu importe la manière dont vous procédez pour régler votre problème*, ce qui compte, c’est le résultat à l’écran ! (*sans faire n’importe quoi, quand même… autrement, nous déclinons toute responsabilité !)
  • N’hésitez pas à demander de l’aide sur les forums, à vos connaissances, à la communauté : j’ai obtenu la plupart des réponses à mes questions en cherchant sur le net et grâce à la sagesse des autres.
  • Persévérez, ne jetez pas l’éponge, et surtout, SURTOUT, ne cassez pas votre ordinateur parce que ça beugue. Même si c’est tentant. Oui oui, je sais. Je sais ce que vous ressentez.
  • Et dernier conseil, aimez vos chefs de projet par-dessus tout (moins évident, mais rien n’est impossible), et apprenez à les apprivoiser : vos futurs projets ne s’en passeront que mieux !

 

Dans un prochain épisode, découvrez comment mon chef de projet et sa barbe ont encore eu tout un tas d’idées à la con pertinentes qui ont complexifié ma mission, et comment j’ai réussi à m’en sortir avec brio, et cela en étant toujours en période d’essai.

Ça me fait encore rigoler plus d’un an après…

Voici l’aperçu des fameux nuages 😊

 


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