5 règles d’ergonomie pour faciliter la lecture sur écran

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De nombreuses études ont montré que lire sur un écran est fatiguant pour les yeux mais aussi que la mémorisation des informations est plus difficile que lorsqu’on lit sur papier.

Ceci s’explique tout d’abord par le fait que nos yeux, habitués à lire sur papier, ont acquis des réflexes de lecture difficiles à reproduire sur écran. La mémoire spatiale du texte par exemple. Il vous est certainement arrivé de retenir une information parce que vous vous souveniez de l’emplacement de celle-ci sur la page que vous lisiez. Sur écran, il n’y a plus de repères spatiaux, puisqu’avec le principe de scrolling, la position des mots change au fur et à mesure de la lecture. Par ailleurs, le rétro-éclairage des écrans et la différence de luminosité entre le texte et le fond, nuisent à la lisibilité d’un texte et entraînent une fatigue visuelle.

Par conséquent, lorsque l’on met en ligne un texte ou que l’on digitalise des contenus pour qu’ils soient consultables à l’écran, il est nécessaire d’optimiser leur présentation pour faciliter la lecture et la mémorisation. Nous avons identifié 5 règles à appliquer.

 

1 – Rédigez des textes concis

La première règle qu’il faut impérativement respecter, c’est de rédiger des textes courts qui n’abordent que les idées essentielles d’un sujet. On conseille en général de diviser le nombre de mots par deux par rapport à un texte imprimé et de ne pas trop charger les pages. Les gros blocs de texte découragent les lecteurs. Il faut également faire des phrases simples et courtes, de 12 mots en moyenne pour faciliter la compréhension.

phrase-courte

2 – Structurez votre contenu

Avant de se lancer dans une lecture approfondie de votre contenu, le lecteur va tout d’abord le scanner rapidement afin de vérifier qu’il correspond bien à ses attentes. L’organisation des informations au sein de votre texte doit donc être compréhensible au premier coup d’œil. C’est pourquoi il est important de n’aborder qu’une seule idée par paragraphe. De même, n’hésitez pas à utiliser différents niveaux de titres, à jouer sur les tailles de polices, à présenter certaines informations sous forme de liste à puces ou de tableaux, à mettre les idées-clés en gras, etc. Attention toutefois à l’utilisation des majuscules et de l’italique qui sont moins lisibles sur des blocs entiers de texte.

decoupage-texte

3 – Utilisez les polices les plus courantes

Choisissez votre police parmi les 10 plus utilisées – par exemple la Times, l’Helvetica, l’Arial, la Verdana, la Georgia, etc. -, cela garantira la bonne lisibilité de vos contenus. Evitez les polices dans lesquelles les caractères sont trop rapprochés ou trop éloignés les uns des autres car cela ralentit la lecture.

Concernant la taille de la police, le texte principal doit être égal ou supérieur à 10 points, sauf si votre public cible est plutôt les seniors ou les jeunes enfants. Dans ces deux cas, privilégiez une taille de police comprise entre 12 et 14 points.

police-lisible
4 – Maîtriser l’interlignage

L’interlignage doit être légèrement plus grand que pour un texte destiné à être imprimé. Par exemple, pour un texte écrit en Verdana 11 points, il est bien de prévoir un interlignage de 15 points. S’il y a trop d’espace entre les lignes, cela nuit à la continuité de la lecture et à la compréhension ; s’il n’y en a pas assez, le lecteur aura du mal à distinguer les lignes et sera gêné dans sa lecture.

interlignage

5 – Choisissez le bon contraste

Un contraste positif, c’est-à-dire un texte écrit en noir sur fond blanc, donnera un taux de lisibilité maximale : il est moins fatiguant pour les yeux que le contraste négatif. Il est donc conseillé de limiter l’usage des fonds sombres ou colorés à des petits blocs de texte ou à des titres. Si vous souhaitez utiliser des couleurs, il est préférable d’éviter d’écrire en couleurs sur un fond coloré et de ne pas utiliser trop de couleurs différentes car cela complique le traitement de l’information.

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Raphaëlle Guy

  • Diplômée d’un master 2 « communication des organisations » spécialité « gestion de l’information » – Lyon 2

Chiffres, équations, éprouvettes, … J’ai beau souvent ne rien y comprendre, les sciences me fascinent. Au cours de mon parcours, j’ai eu l’occasion de travailler avec de brillants scientifiques qui m’ont permis d’éclaircir certains mystères. Je me suis intéressée à la vulgarisation scientifique, à la médiation culturelle des sciences et à tous les outils innovants qui permettent d’expliquer la science au plus grand nombre.

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 4 commentaires


  • François

    Intéressant

    Répondre

  • Axel THOMAS

    Il est vrai que lire sur l’écran ne me pose pas de problème pour des recherches. Par contre, pour apprendre des cours, c’est une autre histoire ! J’imprime d’ailleurs mes cours pour les mémoriser parce que je perds finalement plus de temps à essayer d’apprendre en faisant défiler les pages qu’avec ma feuille papier (alors que je les tape à l’ordinateur). Je vais essayer de trouver une méthode de mémorisation sur l’écran. Article très intéressant, merci !

    Répondre

  • non

    Le point 5 est faux. Il est beaucoup plus reposant pour les yeux de lire en clair sur fond sombre, que l’inverse. Ceci est dû à la quantité de lumière « encaissée » par les yeux, bien plus petite dans le 1er cas.

    Répondre

    • Raphaël Lauer

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire ! Auriez-vous des sources d’articles sur ce sujet pour nous éclairer ? Nous avions effectivement trouver l’inverse, comme nous l’indiquons dans l’article 🙂

      Répondre

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