Petit tour du monde en 5 innovations pédagogiques francophones

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Du 16 au 22 mars, on célèbre la Francophonie ! À cette occasion, notre équipe de Sydologues vous propose d’embarquer pour un petit tour du monde des innovations pédagogiques francophones. Nous en avons sélectionné 5. De quoi imaginer l’apprentissage de demain !

1/ La classe inversée

C’est une façon d’apprendre qui se développe de plus en plus  : la classe inversée — non, ce ne sont pas les élèves qui enseignent aux professeurs, c’est plutôt la logique de travail qui est inversée —, se répand de plus en plus en France. Dans celle-ci, les élèves découvrent des notions en dehors des heures de cours, à leurs rythmes, grâce aux livres ou aux supports multimédias fournis par le professeur. Le temps à l’école est dédié aux activités de recherche et d’application sur les sujets étudiés, ainsi qu’aux travaux en groupes. Le tout, bien sûr, sous la surveillance d’un professeur.

Découvrez notre article sur la classe inversée !

2/ Le bi-plurilinguisme

Dans plusieurs écoles d’Afrique francophone (mais pas que !), la pratique du bi-plurilinguisme s’est développée à vitesse grand V ces dernières années. Le principe ? Un enseignement bilingue (français/anglais) est présent à parité horaire, dès la maternelle et la primaire. Les deux langues sont associées et traitées ensemble. La langue étrangère n’est ainsi pas considérée comme une autre matière, totalement distincte de la langue maternelle.

Cette méthode pédagogique permet de répondre aux exigences du monde moderne en matière d’échanges et de communication. Elle repose sur des études qui établissent que l’apprentissage d’une langue doit débuter dans les trois à cinq premières années de la vie, période pendant laquelle le cerveau dispose d’une telle plasticité qu’il “fixe” les compétences linguistiques presque instantanément.

Pour avoir un aperçu des bénéfices du bi-plurilinguisme, vous pouvez consulter l’étude réalisée par le Portail langues Zone Afrique australe et orientale au lycée francophone Jules-Verne, en Afrique du Sud.

3/ L’“Unique Selling Proposition”

L’Unique Selling Proposition (USP), qui nous vient tout droit de Suisse, consiste en un cours à visibilité internationale, dispensé par une référence mondiale. Concrètement, à l’École polytechnique fédérale de Lausanne par exemple, un studio a été installé. Il permet à l’enseignant vedette de se filmer et de diffuser à l’écran des schémas et des équations via une tablette, un peu comme il le ferait sur un tableau noir en face des élèves.

Plus d’informations sur le site de l’EPFL.

4/ Mission to Sell, Cité Médiévale : le jeu vidéo au service de la formation professionnelle

On appelle cela un “serious game” : issue des jeux vidéos, cette pratique se base sur les mécaniques du jeu. Elle intègre une logique multi-scenarios en fonction du parcours et des réponses de l’apprenant. Incontestablement, la méthode se répand dans les entreprises  francophones. On citera par exemple Mission to Sell, un serious game destiné aux futurs vendeurs, édité par Cegos. Ou “Construis ta cité médiévale”, un jeu pour tout savoir sur le Moyen-âge de 1100 à 1350 en Europe, qui plaira aux plus petits. La seule limite ? L’imagination… et les capacités des développeurs !

Pour en savoir plus, consultez le site de l’Éduscol.

5/ Les badges numériques ouverts

C’est un concept d’apprentissage qui passionne au Québec : les Open badges, ou badges numériques ouverts. Ils ont trois objectifs :

  • décerner aux apprenants des badges pour qu’ils puissent afficher leurs connaissances, leurs habiletés et compétences ;
  • permettre aux institutions ou aux enseignants de conférer une reconnaissance pour ce qu’ils inculquent ;
  • certifier un titre délivré et permettre de l’afficher sur un CV ou une page personnelle, sur les réseaux sociaux par exemple.

Délivrés sous forme électronique, ils prennent la forme d’un petit logo symbolisant la compétence acquise. Un atome pour un cours de physique par exemple. Ou encore une feuille pour une formation d’horticulture. Le détail qui change tout ? Ces logos contiennent aussi des métadonnées, qui regroupent toutes les informations sur la formation validée : l’organisme formateur, les compétences, les notes obtenues ou encore les commentaires de l’équipe pédagogique !

Vous trouverez plus d’informations sur les badges numériques sur le site Cursus.edu.

On le voit, les francophones ne sont pas à la traine en termes d’innovations pédagogiques. C’est pourquoi, en cette semaine spéciale, nous, Sydologues, n’avons pas peur de le dire haut et fort : vive la Francophonie !

Source image : Wikipedia


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