Le connectivisme ou l’apprentissage 2.0

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La progression constante des nouvelles technologies dans notre vie quotidienne modifie notre façon d’apprendre. C’est pour prendre en compte ces changements que George Siemens et Stephen Downes ont élaboré en 2005 une nouvelle théorie de l’apprentissage, le «connectivisme ».

Pour les connectivistes, l’apprentissage n’est plus limité à une activité individuelle et interne. On apprend désormais également par le biais de toutes les interactions permises par les réseaux. Le fait d’être connecté en permanence nous permet de développer constamment de nouvelles connaissances : en réagissant sur Twitter, en visionnant des vidéos, en participant à un forum, en lisant un blog, etc. On échange avec des personnes que l’on n’aurait pas rencontrées autrement et on accède à une multitude de connaissances. Chacun peut ainsi partager et construire son propre savoir.

Plus précisément, la théorie du connectivisme repose sur plusieurs principes :

  • Le savoir réside dans la diversité des opinions et des ressources. Pour apprendre, il faut donc mettre en relation les diverses sources d’informations et faire des liens entre les domaines, les idées et les concepts. L’objectif est d’acquérir ainsi des connaissances précises, actualisées et pertinentes.
  • Avoir des connaissances est moins important que d’être capable d’en acquérir de nouvelles. Il est donc essentiel de savoir rechercher l’information et de distinguer l’information importante de celle sans importance.
  • La prise de décision est un processus d’apprentissage en soi car elle implique d’analyser les besoins de l’instant et de s’interroger sur la pertinence et l’actualité de l’information à prendre en compte.
  • Grâce aux nouvelles technologies, l’apprentissage peut se faire sans l’aide d’une autre personne ou du moins sans une présence humaine. Néanmoins, savoir développer et entretenir des contacts est essentiel pour l’apprentissage tout au long de la vie. Les réseaux sociaux constituent à cet égard un outil précieux.

De plus en plus de formateurs et d’enseignants expérimentent des pratiques d’apprentissage répondant aux principes connectivistes. Il s’agit, par exemple, de demander aux apprenants de créer des blogs ou des wikis, d’enquêter sur la fiabilité d’une source, de faire participer un réseau d’experts, de diffuser des connaissances via Facebook ou Twitter, etc. De façon générale, il est indispensable d’encourager les apprenants à échanger et à travailler en équipes.

Comme tout petit nouveau, le connectivisme a encore du mal à affirmer sa légitimité en tant que modèle d’apprentissage de même rang que le constructivisme ou le béhaviorisme, par exemple. Quoi qu’il en soit, cette théorie nous rappelle que l’ère numérique dans laquelle nous vivons doit s’accompagner d’une vraie réflexion sur les processus d’apprentissage.

Pour aller plus loin, nous vous conseillons la lecture de Connectivism: A Learning Theory for the Digital Age de George Siemens.

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