Comment améliorer sa formation grâce à la confiance ?

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Qu’entendons-nous par le mot « confiance » ?

La confiance, ça peut être plusieurs choses :

  • La confiance « normée », c’est-à-dire basée sur un label. Je fais confiance à mon formateur car il a obtenu son diplôme. C’est une confiance rationnelle.
  • La confiance par intuition, par croyance. Je fais confiance à mon formateur car il paraît sérieux. C’est une confiance irrationnelle.
  • La confiance « sociale ». Je fais confiance à mon formateur car il écoute mes questions et prend le temps de m’expliquer.

Dans le cadre du travail collectif (groupe ou équipe) la confiance repose essentiellement sur la compétence, c’est-à-dire sur la capacité de chaque personne à réaliser correctement une tâche.

Comment faire pour que tous les membres d’une équipe se fassent confiance ?

Pour R. Wittorski, spécialiste des rapports travail-formation, la confiance repose sur 5 composantes.

  • La composante cognitive : elle correspond aux représentations que peuvent se faire les individus. Plus les individus d’un même groupe partagent les mêmes représentations, plus ils ont de chance de se faire confiance.
  • La composante affective : l’image de soi, l’investissement affectif, c’est-à-dire le plaisir que l’on prend lorsque l’on travaille, et la motivation. Plus un individu est sûr de lui, plus il s’investit dans son travail et plus il est motivé, plus les autres vont lui faire confiance. En effet, dans un groupe de travail, il est plus facile de faire confiance à quelqu’un qui est motivé, c’est-à-dire qui est plein d’entrain, qui propose plusieurs solutions et qui a pour ambition de réussir.
  • La composante sociale : elle représente la reconnaissance par l’environnement. Plus un individu est reconnu (par exemple un formateur qui réalise de nombreuses conférences et rédige plusieurs publications scientifiques), plus les autres lui font confiance.
  • La composante culturelle : elle représente l’influence de la culture sociale. Plus un environnement est propice à la confiance (par exemple, le formateur prévient tout le monde que c’est un lieu d’échange dans lequel aucune question n’est stupide), plus les individus vont se faire confiance.
  • La composante praxéologique : elle correspond à ce qui est observable. Plus un individu « prouve » ou met en application ses compétences par des actions concrètes, plus les autres lui font confiance. Dans un groupe de travail informatique, par exemple, les membres accorderont plus de crédit à un individu qui sait programmer et qui peut montrer ses réalisations.

La confiance passe donc non seulement par l’image que les autres ont de soi mais également par l’image que chacun a de soi même. Ainsi, si un individu A a une bonne estime d’un individu B, ce dernier se sent plus confiant et répond davantage aux attentes de l’individu A, ce qui renforce la confiance que l’individu A porte à l’individu B : c’est ce que l’on appelle l’effet Pygmalion.

En d’autres termes, un individu peut améliorer ses compétences s’il arrive à se faire confiance et à solliciter la confiance des autres membres.

Mais comment la confiance améliore-t-elle concrètement le partage de connaissances au sein d’un groupe ?

1. Elle favorise la réciprocité : Dans un climat de confiance, chacun accepte de partager ses idées et son expérience avec le groupe.

2. Elle protège la reconnaissance : Lorsqu’une personne donne une idée, elle accepte qu’elle soit retravaillée et améliorée par le groupe car chacun lui est reconnaissant.

3. Elle dédramatise l’erreur : Chacun accepte d’essayer au risque de se tromper car l’erreur est constructive, elle permet d’apprendre.

4. Elle facilite l’échange : Le groupe utilise un langage commun que chacun connaît et maitrise.

La confiance est donc un des facteurs clés de la réussite d’une formation car elle facilite l’échange au sein d’un groupe, incite les individus à s’intéresser aux connaissances des autres et donc à progresser. Ainsi, pour améliorer sa formation, il est essentiel de favoriser les trois types de confiance : la confiance en son formateur, la confiance en son groupe mais aussi et surtout la confiance en soi.

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